Dôme, tome 1
de Stephen King

28 mai 2011


Broché : 640 pages
Éditeur : Albin Michel
Année de sortie : 2011
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Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

C’est avec un réel plaisir que je retrouve enfin la plume de Stephen King, celle de mon adolescence, celle qui m’avait tant fait frémir, apeuré. J’ai toujours suivi son actualité, mais j’avais parfois la désagréable sensation qu’il s’était perdu en cours de route. Ses descriptions interminables, et ses dernières histoires sentant le déjà vu m’avais un peu éloigné de lui. Puis j’ai entendu parler de son projet de roman ou un village se retrouve prisonnier d’un mystérieux Dôme. De suite, j’ai vraiment eu la sensation qu’enfin le maître de l’horreur serait de retour. Et je ne me suis pas trompé…

Dès les premières lignes, le premier chapitre, j’ai été happé par le destin des habitants de cette petite bourgade. La première partie est plus accès sur les conséquences directes de l’apparition du Dôme (accident, mort…). Je garderais en mémoire le destin tragique de la marmotte (il n'y a que Stephen King pour nous pondre des choses de ce genre). On s’attache à quelques personnages, qui disparaissent tragiquement. Les passages d’accidents sont décrits avec un tel réalisme que ça nous soulève le cœur. Quelques passages gores sont à relever.

Au départ, quand j’ai ouvert ce roman, j’avoue avoir eu un peu peur en constatant qu’il y aurait autant de personnages. On en suit réellement une bonne dizaine, mais le numéro un reste Dale Barbara. C’est un peu l’anti-héro. Lui qui ne demandait rien, qui désirait quitter la ville, se retrouve impliqué contre sa volonté. De plus, il est pris à parti par la ville, surtout par le second conseiller, Jim Rennie et son fils Junior. Heureusement, il pourra compter sur Julia Shumway, journaliste et l’éditrice du journal local et sur Rusty Everett le seul « médecin » de la ville, le précédant étant bien évidemment mort...

Stephen King a toujours réussi à cerner et à bien mettre en avant la nature humaine, ses instincts primaires. Peu à peu, la ville se transforme en une dictature et les « méchants » prennent le pouvoir. Drôle est de constater qu’en cas de coup dur les gens préfère agir chacun pour soit au lieu de se serrer les coudes et de faire front ensemble ! Sans compter que finalement la ville se retrouve gérer par un psychopathe lui-même « secondé » par son fils complètement fou (on explique cela d’une manière assez spécial). Dale Barbara, surnommé bien plus souvent Barbie aura beaucoup à faire afin que les gens ne s’entretuent pas tous, tout en restant sur ses gardes pour sa propre sécurité.

Ce que j’aurais tendance à regretter, c’est que bien que les personnages soient parfaitement bien développés dans le présent, on ne connaît quasiment rien de leur passé. De plus dans cette première partie, le dôme sert plus de prétextes et est malheureusement relégué en second plan. Il faudra attendre la fin du roman pour avoir un semblant d’explication.

De plus, Stephen a décidé de nous enfermer dans le dôme avec les habitant de Chesters Mill, ce qui fait que nous ne savons quasiment rien de ce qui se passe à l’extérieur. Plusieurs fois, j’ai senti un effet d’oppression face à ma lecture. Certainement dû au fait qu’à chaque fois que je me plongeais dans celle-ci, j’avais la désagréable sensation d’être moi aussi prisonnier de ce Dôme.

Ce qui rend également cette histoire attrayante, c’est le fait que pratiquement tout le monde a quelque chose à cacher. Les habitants ont tous leur part d’ombre qui finit tôt ou tard par ressortir. Sans compter qu’une fois de plus King, met en avant les « défauts » de la société avec un tel réalisme que ça nous met de suite mal à l’aise.

Finalement, je ressors de ma lecture de ce premier tome enchanté, mais également avec une sensation d'oppression. Il me tarde de connaître comment tout cela va se conclure...

11 commentaires

  1. J'ai aussi vraiment envie de le lire mais je vas attendre sa sortie en poche!! Je ne suis pas une fan inconditionnelle de King mais j'ai aimé certains de ses livres. J'aime beaucoup les couv du tome 1 et 2!!

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  2. C'est clair qu'en version poche il coûtera moins cher. Parce que 22 Euros x2, cela représente un gros investissement. Je n'ai pas encore acheté le volume 2 mais ça ne va pas tarder!

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  3. "J’avais la désagréable sensation d’être moi aussi prisonnier de ce Dôme."
    Très très juste !

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  4. J'attendrai aussi la sortie en poche mais j'ai bien l'impression qu'avec Dôme on retrouve le Stephen King du Fléau que j'avais dévoré à l'époque !

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  5. Le probleme c'est que la version en poche de DOME de Stephen King ne sortira pas avant 2 ans, donc d'ici là...

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  6. J'ai adoré Dôme, et justement, ce sentiment d'oppression si fort m'a bien marquée... Pour faire passer ça, il faut vraiment être fort! Que du bonheur ce livre :)

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  7. J'aime bien lire de temps en temps un King mais pas à ce prix la ... ^^

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  8. C'est étrange ce résumé me fait vraiment penser à Gone. Pas vous ??

    En tout cas je connais très peu Stephen King et celui-là me dit bien! ;-)

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  9. J'ai acheté la VO, la belle version dorée que tu montres en haut, mais je crois que ça sera pour cet été, 1100 pages, j'ai pas la foi et surtout trop de LC ce mois-ci !

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  10. Je participe à une lecture commune pour le lire en Juillet ! Je termine le tome 2 de Kushiel, et je me lance. Ton article m'a donné encore plus envie ! Merciiii !

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  11. Coucou Benji, je suis en pleine lecture du tome 1 et j'adore. Moi aussi, j'étais fan de lui pendant mon adolescence !

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